AUTRES OEUVRES

LA CHAIRE



La lecture de la Bible et le prêche, ou prédication, sont les point centraux du culte luthérien. Pour être parfaitement entendu des fidèles, les luthériens positionnent la chaire à prêcher à un endroit stratégique. La chaire pastorale est constituée d’une cuve surélevée accessible par un ou deux escaliers, et d’un abat-voix destiné à diffuser correctement la parole du prédicateur. Par contre leur emplacement et leur décor peuvent différer.
Les questions pratiques, issues directement de sa fonction fondamentale -l’écoute de la Parole- l’ont imposée comme meuble central de la liturgie. C’est du haut de la chaire que se déroule l’essentiel de la liturgie.
Elle prend généralement place sur l’un des côté, à la jonction du chœur et de la nef dans les églises de tradition luthérienne. Des ajustements sont possibles en fonction de l’architecture : être parfaitement entendu de l’ensemble des fidèles, en l’absence de tout autre système de sonorisation, étant la priorité absolue.
Depuis le milieu du 20e siècle, avec le développement de la sonorisation, la chaire n’est plus indispensable. La liturgie et parfois la prédication, se font de plus en plus depuis un pupitre, ou un ambon, placé en avant de la chaire. Il convient de protéger ce patrimoine dont la symbolique reste forte dans une église protestante.
Dans l'église Sofia, la chaire est située à gauche tandis qu'habituellement, dans d'autres églises luthériennes, elle est située à droite. Une paticularité rare liées aux contraintes architecturales du batiment.

LES LUMINAIRES



La lumière est l’une des réalités que l’homme de la Bible connaît le mieux. Elle l’éveille chaque matin à une vie nouvelle qui resurgit afin de quitter le royaume de la mort de la nuit. La lumière est associée à la pensée de Dieu, à la vie, au salut : pas de vie sans eau, mais aussi, pas de vie sans lumière.
Déjà dans la première Alliance, Dieu lui-même est Lumière pour son peuple : « Le Seigneur lui-même marchait à leur tête : colonne de nuée le jour pour leur ouvrir la route, colonne de feu la nuit pour les éclairer » (Exode 13, 21). La loi est considérée comme une lumière éclairant la route de l’homme : « Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route » (Psaume 118, 105).
Dans l’évangile, Jésus se présente clairement : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres. il aura la lumière de la vie » (Jean 8,12). Les chrétiens, appelés des ténèbres à la lumière, deviennent eux-mêmes « Lumière du monde » et eux qui sont « des enfants de Dieu sans tache » doivent « briller come les astres dans l’univers ». (Philippiens 2, 15).
Les quatre petites lampe à trois bras sur les murs sont designée par G.A Falk l’architecte. Le luminaire pres de l’orgue est original de la chapell bld Ornano. Les deux autres sont des copies données par Skultuna en 1913.


LES PRECEDENTS FONTS BAPTISMAUX



Parmi tous les sacrements, le baptême est celui qui assure le mieux la transmission de la foi au sein des fidèles. Il marque l’entrée dans la communauté chrétienne mais est également perçu comme une mort et une renaissance permettant l’accès à la voie du Salut.
L’importance d’un tel rituel a rapidement justifié la création d’une architecture spécifique au sein du paysage religieux.
Dès l’époque paléochrétienne, les baptistères ont ainsi permis le bon déroulement du rite grâce à des bassins permettant l’immersion totale ou partielle des catéchumènes.
Largement implantée en Occident et moins soumise aux enjeux de la conversion, l’Église fait progressivement des jeunes enfants, et non plus des adultes, les destinataires privilégiés du rituel. La forte mortalité infantile conduit néanmoins à ne plus limiter le baptême au temps de Pâques et de la Pentecôte, moments phares de l’année liturgique auxquels il était jusque-là pratiqué.
Apparaît alors un rituel plus quotidien, davantage rapproché du moment de la naissance.
L’âge des néophytes, la fréquence accentuée du rituel et les modalités d’usage de l’eau lustrale sont autant d’éléments qui expliquent l’apparition d’un nouvel objet dans le mobilier liturgique autour du Xe-XIe siècle : les fonts baptismaux.
Visible dans le vestibule d'entrée dans l'église, ces fonts baptismaux proviennent de la première église Sofia de Paris. Ils furent remplacés par d'autres fonts de style plus sobres et contemporain.

LA CROIX DE PROCESSION



L'entrée comme la sortie des ministres du culte est une procession. Toute l'assemblée se lève et se tourne pour la regarder. Car c'est le Christ qui est le chef, le premier. C'est lui qui ouvre la processions.
De telles croix possèdent une longue histoire : les membres de la mission grégorienne d'Augustin de Cantorbéry en Angleterre en portaient une devant eux, comme ils en avaient l'habitude, selon Bède le Vénérable.
D'autres sources suggèrent que toutes les églises devaient en posséder.
Ces croix deviennent détachables, pour être retirées du manche et posées sur un socle à la fin de la procession. Les églises les plus importantes ont des « Crux gemmata », croix de procession richement ornées, parfois de joyaux et de métaux précieux. D'anciens exemples en sont la croix de Justin II, le crucifix de Mathilde du Xe siècle, la croix de Lothaire datant de 984, la croix de Cong.
La croix de procession est un don de Madame Marguerite Nobel en 1971 à la mémoire de son marie Gösta. Le designe est de Barbro Littmark et la réalisation de l’orfevre de la cour W.A. Bolin. Par la meme occasion elle fit don des chandelier en argent et des vases liturgiques.

UNE ICONE DE LA TRINITE



L'icône de la Trinité est une icône russe peinte par Andreï Roublev entre 1410 et 14271, dont le sujet est l'hospitalité d’Abraham, thème de l'Ancien Testament sur lequel se sont penchés les Pères de l'Église pour parler de la Trinité.
Il s'agit de la plus connue des icônes russes représentant la Trinité. Elle mesure environ 1 m de large sur 1,5 m de haut et est formée de trois panneaux de bois dont les jointures sont légèrement détériorées.
Jusqu'en 1929, elle faisait partie de l'iconostase de la laure de la Trinité-Saint-Serge dans la ville de Serguiev Possad. Elle est aujourd'hui exposée à la galerie Tretiakov de Moscou.

Cette icone est visible à droite de l'autel, lors de chaque culte. Une oeuvre d'art non pas à vénérer mais à contempler


LES PASTEURS



Les luthériens sont revenus à l'organisation des premières communautés de chrétiens dans l'Antiquité romaine. La hiérarchie des intervenants religieux est simplifiée : les communautés locales de croyants (la paroisse) sont encadrées par un pasteur. Le pasteur est un laïc (sans pouvoir religieux) qui a reçu une solide formation théologique (religieuse) afin d'être apte à diriger une communauté.
À l'issue de ses études, le pasteur reçoit l'ordination qui est la reconnaissance de ses aptitudes et lui donne le droit de représenter localement l'Église luthérienne. Il peut être marié et a fréquemment une famille. Dans beaucoup d'Eglises luthériennes, les femmes peuvent être pasteurs. Tous les pasteurs, quel que soit leur grade sont égaux en droit.
L'Église luthérienne dispose d'une organisation assez démocratique. Le pasteur et quelques laïcs forment le conseil presbytéral qui gère la paroisse et décide des activités liées à la religion.
Les paroisses se regroupent en synodes régionaux où on trouve aussi bien des pasteurs que des laïcs. On y débat des grandes orientations religieuses. Au niveau national il existe un synode national où siègent les délégués des synodes régionaux.
Cette plaque a été créée pour le 300ème anniversaire de la paroisse de l'église de Suède à Paris. A ce jours, elle a compté 32 pasteurs, soit une dizaine par siècle. Un beau témoignage de stabilité et de longévité !


LE LINTEAU INTERIEUR



En sortant de l'église, on peut lire au dessus de la porte cet extrait de psaume 121,7-8: :" Le Seigneur te protégera de tout mal, il veillera sur ta vie. Le Seigneur veillera sur toi depuis ton départ jusqu’à ton retour, dès maintenant et pour toujours !"
. Une manière comme una autre de retourner dans le monde avec cette Parole de Dieu inscrite dans son coeur.

LE TYMPAN



En architecture, le tympan (du grec ancien túmpanon, « tambour ») est la surface verticale délimitée par les corniches d'un fronton. Il désigne aussi l'espace semi-circulaire d'un portail, compris entre le linteau et un arc plein-cintre ou une voûte d'ogive, et également, un panneau surmontant ce portail1.
Le tympan porte souvent des ornements ou des sculptures. Il est notamment utilisé pour présenter un bas-relief en façade des églises d’architecture romane ou gothique. Le tympan de la porte principale occidentale, le plus important, présente les dogmes fondamentaux de la foi chrétienne
Le tympan actuel, vestige de la première église Sofia de Paris, a pour thème le Christ accueillant une foule symbolisée. "Venez à moi vous tous qui avez soif", une anticipation du Christ monumental situé dans le choeur de l'église.

MEMORIAL DE LA GRANDE GUERRE 14-18



La Suède a longtemps gardé une franche neutralité dans la plupart des conflits récents.

Ceci dit, une trentaine de suèdois donnerent leur vie, morts au combat, lors de la grande guerre de 14-18.

Morts pour la France, cette plaque, située à gauche dans la cour d'entrée, en fait méméoire.

ANSCHAIRE



Anschaire dans la cour est du sculpteur Gunnar Nilsson (le même que Saint Pierre dans la nef, Olaus Petri et Anschaire sur l’orgue) et fut inaugurée le 18 juin 1972. Il nous rappelle les liens entre l’église de France et de Suede. Elle fut achetée avec les dons des paroissiens. Anschaire quitta la Picardie et son abbaye bénédictine de Corbie, qui en ce temps était un centre très vivant de sciences et de sainteté. Il fonda tout d'abord une abbaye en Saxe, à Corwey (Corbie) puis il évangélisa les "hommes du nord", les "Normands" d'abord au Danemark, puis en Suède. Au nord ouest de Stockholm, dans l'île de Björke, et dans la région du Russland, il fonda un monastère d'où il évangélisa les Varègues, ces Normands de l'Est qui descendaient le Dniepr jusqu'à la Mer Noire et qui furent les "Rus", les premiers chrétiensde Kiev, un siècle avant la conversion du prince Vladimir. Il revint au nord de la Germanie et se vit confier l'évêché de Brême où se termina son pèlerinage terrestre.

LES CLOCHES



Il y en a trois.
La première de 550 kg fut achété grâce aux dons privés. Elle porte la devise de la paroisse depuis le XVIIe siecle : "Le seigenur est mon berger, je ne manquerai de rien". (Ps23, verrset 1). De l’autre coté elle porte l’inscription : « Les dons pour cette cloche ont été rassemblés parmis les suedois de suede et de France. Elle fut monté en 1929 apres avoir été fondu la meme année à Stockholm par K.G.M. Bergholz »

la moyenne pese 325 kg et est un cadeau de la paroisse norvegienne de paris qui depuis longtemps celebrait dans notre eglise. Ils sont partis dans les années 90 mais commence de revenir. Elle porte les inscriptions suivantes : « Que la paix regne entre les freres et l’amour dans la foi à Dieu le Père et au Seigneur Jesus Christ » et de l autre coté : « Des norvegiens de Paris plein de gratitude ont donné cette cloche à la paroisse sofia - 1929 ». 

La petite pese 224 kg et un don du fondeur Bergholz. Elle porte l’inscription : « Sonne ô cloche pour les freres en pays etranger. Un salut de la mere patrie. Rassemble les suedois dans les bras de l’église. pour avec toi adorer le nom du Tout Puissant. »



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PAROISSE DE L'EGLISE DE SUEDE A PARIS
9 rue Médéric, 75017 Paris
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